Mise au point ou Casse-Dogme

par René Daumal & Roger Gilbert-Lecomte

Si les dogmes sont des formes de la pensée, la pensée universelle, qui est la vérité de tous les dogmes, est une négation de tous les dogmes. Et nécessairement notre pensée, qui veut être la pensée, doit remplir une fonction de casse-dogmes.

Quand la CIA finançait la fiction américaine

par Lazare Bruyant

Ça fait un bail que la littérature américaine est en pleine guéguerre d’égos, mais cette fois-ci on dirait bien que la CIA paie aussi ses cartouches. D’après le texte de Bennett, ça continue de saigner…

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AuthorLazare Bruyant

Slow Whirlwind

par Olivier Lamm

Pour s’échapper de ce lendemain perpétuel, la seule issue pour Pynchon était de prospecter dans la préhistoire du carnage, en quête d’un chemin moins sombre qui se serait enfoui dans quelque repli de l’espace-temps (l’intérieur de la terre) quelque version alternative de la mise-au-monde du post-monde (Mason & Dixon) ; enfin, rêver à quelque version alternative du Siècle, depuis le moment zéro de l’astrophysique et des grandes luttes humanistes (Against the Day), histoire de rejouer une partie qu’on sait perdue depuis une éternité.

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AuthorOlivier Lamm

Entretien croisé : Arthur Phillips & Bernard Hoeppfner

« J’imagine que le challenge qui s’est présenté à Bernard pour traduire La Tragédie d’Arthur est assez unique dans la vie d’un traducteur » : on ne saurait mieux introduire et justifier la raison d’être de cet entretien croisé entre le romancier Arthur Phillips et le traducteur Bernard Hoepffner.

Le paradoxe de la réversibilité absolue

par Antonio Werli

Si le livre est élaboré avec une troisième dimension physique, la lecture réelle ne risque pas moins de se faire de manière linéaire — en oscillation, certes — et d’être la seule lecture efficace : selon une méthode rigoureuse où l’on évitera de prendre trop de liberté pour ne pas déraper.
C’est là tout le paradoxe de la réversibilité absolue que propose Danielewski avec le génial O Révolutions.