We found him translating

par Garp

vers la grâce : précieux petit abrégé de traduction à l’usage de ceux dont l’œil ne lit pas mais élime. Visite commentée en terre éblouissante de la phrase pynchonienne : Claro fournit les verres solaires.

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AuthorGarp
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O Révolutions : une présentation

par Antonio Werli

O Révolutions n’est pas un roman. Il risque d’y avoir un quiproquo : le dernier livre de Mark Z. Danielewski s’apparente plutôt à une longue épopée poétique qui a échangé les contraintes classiques contre d’autres très personnelles, ces dernières créant une mise en scène tout à fait théâtrale.

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AuthorAntonio Werli
Categoriescritiques

Le paradoxe de la réversibilité absolue

par Antonio Werli

Si le livre est élaboré avec une troisième dimension physique, la lecture réelle ne risque pas moins de se faire de manière linéaire — en oscillation, certes — et d’être la seule lecture efficace : selon une méthode rigoureuse où l’on évitera de prendre trop de liberté pour ne pas déraper.
C’est là tout le paradoxe de la réversibilité absolue que propose Danielewski avec le génial O Révolutions.

Garçon, une absolut aux quaternions, s’vous plaît.

par Axel C.

Avec un petit peu de recul et avec l’impossibilité (mon incapacité) de résumer convenablement le bouquin tant les histoires se croisent et se subliment entre elles (et puis… après tout, résumer ce genre de chose ne m’a pas l’air d’un intérêt foudroyant), reste un fait, gros comme une maison ; Against the day est imposant.

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AuthorAxel C.
Categoriescritiques, V.O.

La vraie vie

par François Monti

Tom McCarthy était chez un ami lorsqu’il fut pris, en voyant une fissure dans le mur de la salle de bain, d’un sentiment de déjà-vu. L’idée lui vint que, s’il était riche, il pourrait faire reconstruire l’endroit où il pensait avoir vu cette fissure, payer des gens pour être les personnes qui vivaient dans le même immeuble et vivre ainsi perpétuellement ce moment qui lui était revenu de façon si inattendue.

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AuthorFrançois Monti
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Étrange mélange

par François Monti

Vingt-huit ans après sa parution aux États-Unis, Mulligan Stew/Salmigondis paraît en français chez Cent pages. Cette publication du roman qui domine l’œuvre de Gilbert Sorrentino et qui reste une pièce maîtresse de la littérature US du siècle passé est l’occasion parfaite pour les lecteurs francophones d’enfin vraiment découvrir un auteur par trop ignoré.

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AuthorFrançois Monti
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Monsieur le juge

par François Monti

Au rayon petite maison dont on ne parle pas assez figure en bonne place les Québécois des Allusifs. Leur catalogue est pourtant d’une rare qualité. Je vous ai récemment parlé de deux Bolaño parus chez eux et j’ai encore deux autres titres sous le coude. Aujourd’hui, j’évoquerai Malacarne, l’étrange premier roman mafieux de Giosuè Calaciura, journaliste de la RAI et dramaturge, né à Palerme, ce qui n’étonnera personne au vu du contenu de ces 170 pages.

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AuthorFrançois Monti
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Tyler contre Tyler

par François Monti

Henry Tyler est un détective privé à qui on a jamais voulu faire retrouver le faucon maltais, mais un certain Brady décide de lui faire débusquer un drôle d’oiseau : la mythique reine des putes, qu’il voudrait prendre comme emblème de son casino-bordel virtuel de Las Vegas. Dans Tenderloin, le bien nommé quartier chaud de San Francicso, entre les putes et les drogués, dans l’odeur de pisse et de sueur, Henry s’enfonce dans une étrange quête qui, bien entendu, va changer sa vie.

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AuthorFrançois Monti
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Les 60’s par le dernier beat

par François Monti

S’il y a dans les lettres américaines de 2007 un témoin privilégié de la contre-culture des années 60, il s’agit de Robert Stone. C’est pourquoi ses mémoires sur la période étaient attendues avec grande impatience par pas mal de monde. Quatre ans après un très mauvais Bay of souls, Prime Green nous montre un écrivain qui va mieux. Mais est-ce un bon livre sur les sixties ?

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AuthorFrançois Monti
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Découvrir Sorrentino

par François Monti

Obnubilé que je suis par la traduction française du Tunnel de William Gass, je n’avais pas une seule fois mentionné ici l’autre évènement majeur de ce début 2007 en matière de littérature US : la publication aux Editions Cent Pages du Mulligan Stew de Gilbert Sorrentino sous le titre Salmigondis. Ayant contacté il y a peu Bernard Hoepffner, son traducteur, pour une toute autre raison, je me suis dit que je tenais là une bonne occasion de rattraper mon erreur.

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AuthorFrançois Monti
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Frame-tale du DF

par François Monti

Après avoir amplement discuté de romans écrits par des étrangers se déroulant dans le DF mexicain, il était sans doute temps de se pencher sur un livre écrit par un local. La raie manta de Eloy Urroz ne se déroule que partiellement à Mexico DF, mais il fera l’affaire…

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AuthorFrançois Monti
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C’est toi le gros, c’est moi le petit

Mark Binelli est l’auteur de Sacco and Vanzetti must die !, un premier roman très prometteur dont je vous parlais hier. Il réinvente l’histoire de deux célèbres anarchistes en les transformant en duo de slapstick comedy — genre très américain impliquant tartes à la crème, chutes, coups, etc.

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AuthorFrançois Monti
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Pantalonnade

par François Monti

Sur la quatrième de couverture de Sacco and Vanzetti must die !, le premier roman de Mark Binelli, Ben Marcus dit que jusqu’à l’arrivée de ce livre, raconter des mensonges sur Sacco et Vanzetti était l’apanage du gouvernement américain. Il ne dit pas la vérité lui non plus, puisque dans cette affaire, tout le monde a raconté n’importe quoi.

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AuthorFrançois Monti
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Un monde loin d’être parfait

par François Monti

En ce début 2007, le Jauffret mis à part, le livre français dont on parle le plus est Le dernier monde de Céline Minard, un « grand roman » selon Les Inrocks, qui évoquerait Dick et Ballard.

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AuthorFrançois Monti
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Chaque chose à sa place

par François Monti

On lit Some instructions pour passer un bon moment grâce au comique des situations et à la riche imagination de Stanley Crawford. On y revient sans cesse pour la finesse de la touche et la complexité qui se cache derrière l’apparente évidence. Crawford n’est peut-être pas le meilleur, mais ce petit volume est une grande œuvre.

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AuthorFrançois Monti
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Le bien, le mal et Mr. Mailer

par François Monti

En 1997, Norman Mailer publie The gospel according to the son, livre qui, comme l’indique son titre, laisse Jésus donner sa propre version de son histoire. Le portrait est moins héroïque, plus humain. Le fils doute en permanence et se sent à de multiples reprises en train de trahir et décevoir son père. Il finit, bien évidemment, par choisir la voie du bien et ne cède pas à l’ultime tentation satanique alors qu’il se trouve sur la croix.

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AuthorFrançois Monti
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Les mots, les caresses et les boucles

par François Monti

On nous dit que Marelle est un labyrinthe. Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas une Maison des feuilles. Ce n’est pas un texte de Borges. Non, c’est un dédale. La différence ? Dédale invente le labyrinthe. Dédale invente la façon de ne pas s’y perdre. Suivre Dédale dans le dédale qu’il a construit, c’est avoir la certitude de voir un jour la lumière de la sortie. C’est ne pas être perdu. C’est déjà être hors du labyrinthe. Mais il y a un ultime problème. La porte de sortie est-elle vraiment la porte de sortie ? Minos aurait-il pu en changer la place ?

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AuthorFrançois Monti
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