Fric-Frac Club

Adieu Zuckerman

Philip Roth, Exit le fantôme (Exit Ghost), Gallimard

jeudi 5 novembre 2009, par Thomas Bausardo

Il y a quelque chose d’étrange dans Exit Ghost, le dernier roman en date de Philip Roth, qui vient conclure la série des Zuckerman, dont font partie ses romans les plus populaires et notamment la Pastorale Américaine, J’ai épousé un communiste, et La Tache.
 
 
Il s’agit peut être d’une certaine forme de malaise dans les premières pages, qui paraissent n’être qu’une redite des préoccupations déjà anciennes et moultes fois évoquées et explorées de Zuckerman sur sa propre vieillesse, son impotence, et enfin sa mortalité. On y trouve un peu des éléments qui apparaissaient dans les derniers romans de Roth, en particulier dans Everyman (Un Homme). Mais le premier sentiment d’étrangeté pour le lecteur français devrait être ce titre particulièrement con retenu par les éditions Gallimard (comme quoi, ça ne préserve pas des erreurs) : Exit le fantôme. Mélange anglais français qui ne parle absolument pas au lecteur comme le titre original, référence directe à une didascalie précise de Hamlet. (on pourrait ici me rétorquer que c’était intraduisible, qu’il fallait trouver une solution. Certes. Ca ne justifie pas à mon avis d’avoir mis ce titre qui ne veut absolument rien dire) Ce fantôme c’est le père de Hamlet qui vient tous les soirs se balader sur les remparts de la forteresse d’Elsinore, âme en peine, qui ne peut faire, un temps, que déambuler, incapable de formuler sa pensée, et dont la tâche qu’il exige de son fils, une vengeance, purement et simplement, plane au dessus de toute la pièce.
Mais il est question de Roth. D’un titre poétique et évocateur, certes pour qui connait Shakespeare dans sa langue d’origine (soit, tout le monde en anglo-saxonie, plus quelques irréductibles lecteurs se prêtant au jeu de la lecture dans le texte), on en est réduit à un écorchement de bouche, se moquant apparemment de la sagacité potentielle sommeillant en chaque lecteur. Non mais en plus, qu’est-ce que ça veut dire : exit le fantôme ? Notons par ailleurs le bon goût de la jaquette française qui a l’audace de figurer un signe rouge de sortie, comme si Zuckerman s’en était allé par une vulgaire porte de derrière, puant la pisse….Mais ces considérations éditoriales ne devraient point trop obscurcir le roman en lui-même (simplement égayer un papier en mal de légèreté).
On ne sait pas sur quel pied danser quand on referme le roman. On ne sait pas tellement ce à quoi on vient d’assister. Soit au testament d’un homme vieillissant, tout en ne sachant déterminer s’il s’agit de Zuckerman ou de Roth lui-même, soit au roman de trop d’un homme qui tente d’apporter une (parmi d’autres) pierre finale à son œuvre, et qui ayant conscience de ce geste, laisse traîner des ficelles dans lesquelles il se prend les pieds. A l’aune d’Everyman ce dernier roman pourrait ressembler un agréable bégaiement. Le point de vue est pourtant plus resserré, plus ténu. On retrouve tout ce qui fait la forme première de l’écriture de Roth, c’est-à-dire la digression, toujours maîtrisée, ici très concise, voire parfois artificielle.
L’intérêt premier du roman pourrait en quelque sorte être anthropologique. Roth sent que la fin approche, ou du moins c’est ce que l’on ressent à la lecture. Il n’a rien perdu de son talent de dialoguiste, le satiriste s’en sort avec des égratignures sur les genoux.
Zuckerman, une nouvelle fois est un nouveau Candide, qui découvre les affres de la politique américaine au moment des élections de 2004 (et d’ailleurs, les attentats su 11/9 sont évoquées dans la toute première phrase du roman), qui fait face à une nouvelle génération littéraire, avide de sang, de sexe et de scandale, une génération de jeunes loups prêts à tout pour se faire entendre, à son exact opposé, lui qui vit retiré de toute actualité, retiré de l’Histoire depuis longtemps. Ce brusque retour à la réalité, parait assez ridicule et sent l’artifice : une impulsion de Zuckerman d’échanger sa paisible retraite avec un appartement en plein Manhattan. L’on a du mal à comprendre cette impulsion autrement que par la nostalgie éprouvée par le personnage. Nostalgie d’un âge dont on réaliste trop tard qu’il n’est plus, qu’il n’a jamais existé. Nostalgie d’une vie passée que l’on tente de reconquérir, et qui se mêle, dans le cas présent, avec une redécouverte de la femme, ce perpétuel objet d’insatisfaction et de mystère, de fantasme, d’amour et de frustration. C’est dans ces moments que l’écriture de Roth se fait la plus déliée, mais c’est aussi là où s’opère la redite avec ses derniers romans. La peur du déclin, et non celle de la mort, est celle de la perte de l’amour physique comme corollaire à l’existence. La vie s’arrête là où le contact charnel n’est plus possible, et pas avec la mort.
 
Ce fantôme dont il est question dans le titre, c’est à la fois Roth lui-même qui tire sa révérence, sans jamais s’y résoudre, c’est Zuckerman qui prend conscience se sa propre absence au monde, qui ne peut s’y résoudre non plus, et qui commet l’erreur d’y revenir. Pour en partir comme l’ombre de lui-même. Ce fantôme c’est la Littérature, travestie en objet de foire (c’est le sujet d’opposition principal entre Zuckerman et Klinman, figure inversée du vieil écrivain, en sus de la prétendue rivalité amoureuse qui les ferait s’opposer, d’ailleurs assez lourde), une pâture jetée au peuple pour le divertir. Enfin, ce fantôme qui s’éloigne c’est une Amérique qui disparaît, que Zuckerman/Roth ne reconnaît plus, dans laquelle il ne se reconnaît plus, et qu’il ne veut plus reconnaître. Une Amérique qui disparaît, laissant place à un grand vide. Exit Ghost n’est pas pour autant un roman politique, même si Roth revient de manière assez obvie, ce qui ne lui ressemble pas tant que ça, sur la vie politique américaine récente, d’un point de vue assez politiquement correct, dont le côté parodique aurait, semble-t-il, mérité d’être un peu plus appuyé. Le style est toujours là, mais quelque part, le mordant lui aussi, disparaît….
 

8 Messages de forum

  • Adieu Zuckerman 5 novembre 2009 09:01, par tatillon

    Deux remarque sur la forme :

    1. il me semble qu’en V.O. le troisième tome s’intitule "The Human Stain", not "The Human Task", le titre correct en Français should be "La Tache".

    2. L’usage du terme "exit" (qui vient du latin, si je ne m’abuse) est attesté par le Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales qui cite du Musset et du Giraudoux. Personnellement la référence à Shakespeare ne m’a pas sauté aux yeux quand j’ai vu ce roman sur les tables des libraires (Juste : "oh déjà un nouveau Roth ! Dis-donc de plus en plus obsédé par la mort !"). Ceci dit "Exit le fantôme", ça sonne bizarre, je suis d’accord. Garder "Exit Ghost" n’aurait pas été plus mal. Quant à la couverture, c’est le même exit sign qu’évoque le travail de Milton Glaser, designer attitré de Roth depuis des années. Voir là-bas. Je n’imagine donc pas que l’auteur y eu trouvé à redire...

    Voilà, désolé pour ces remarques peu pertinentes en regard du fond du papier, mais il n’y a pas grand’chose à redire dessus (d’autant que je n’ai pas encore lu le roman en question) : un livre de plus de Roth de sa late period, avec des thème éminemment rothiens... Vu la constance du bonhomme, il ne peut pour ma part y avoir de mauvaise surprise.

    Bien à vous

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    • Adieu Zuckerman 5 novembre 2009 09:48, par Thomas B.

      1. simple faute de frappe. Corrigé

      2. Certes exit est bien un mot latin (et si nous devions être plus précis une troisième personne du singuler du verbe exeo), mais vous me concéderez peut être qu’il n’est guère plus entendu par nos contemporains que dans son utilisation anglo -saxonne substantivée (récupération par le théâtre anglais du XVIe, et par ailleurs terme qui n’est peu ou plus employé par nos contemporains français) Il me semblait manifeste que le choix du titre était une simple "reprise" du titre anglais et non pas une tentative de didascaliser le titre français. (qui est lui même du latin effectivement). Mais je ne suis pas philologue loin de là. Ce qui soit dit en passant ne change en rien la laideur de ce titre français. Si jamais le traducteur passe par ici, je serai ravi d’avoir son avis sur la question.

      Quant à la couverture, histoire d’être complet, permettez moi de trouver le travail de Glaser un tantinet plus subtil (ce qui ne veut pas dire que sa couverture est brillante soit dit en passant, mais pas mal du tout quand même, quoique assez téléphoné, mais sobre cependant) que celui des éditions Gallimard....un vrai panneau de sortie....Mais ce n’est qu’un avis une fois de plus. N’imaginons pas que ce sont là des flèches gratuites à l’encontre de Gallimard.

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      • Adieu Zuckerman 5 novembre 2009 15:43, par tatillon

        Merci de votre longue réponse. Je maintiens que le terme exit en Français moderne n’est pas rare, même s’il est plus souvent suivi d’un nom propre que d’un nom commun. En l’état, "Exit le fantôme", ça fait un peu "Bob l’éponge" ou "Hannibal le cannibale". Nous sommes d’accord, un titre c’est important et ici il eut mieux valu le réinventer totalement. Quant à la couverture, on préférera celle du petit dernier, "The Humbling".

        Et rassurez-vous, je ne suis pas là pour défendre les éditions Gallimard, juste pour pinailler sur des détails...

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  • Adieu Zuckerman 8 novembre 2009 09:30, par Bustos

    Histoire de pinailler encore un peu... Les éditions Gallimard sont souvent embêtés avec les titres de Roth. Le premier roman de la série Zuckerman s’intitule The Ghost writer (c’est en cela que Roth boucle la boucle avec le dernier) il a été traduit initialement par l’écrivain des ombres (ce qui n’était pas véritablement un bon choix) puis quand le roman est venu rejoindre d’autres textes mettant en scène Zuckerman en poche ( Zuckerman enchainé, folio) il a repris son titre "logique" l’écrivain fantôme. Il n’en reste pas moins, que pour Exit ghost, je pense aussi que le choix du titre original aurait été le meilleur.

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    • Adieu Zuckerman 8 novembre 2009 12:30, par Thomas B.

      Ce n’est pas du pinaillage cher Bustos, plutôt un rappel historique ;) Effectivement, j’ai l’intégrale des Zuckerman en folio, et je ne savais pas comment gallimard avait bien pu traduire le titre du premier. Les autres de la séries ayant une traduction plus évidente. Mais je ne trouve pas "l’écrivain fantôme si satisfaisant que ça", car évidemment l’anglais se nourrit du double sens du terme alors que le français ne fait que l’effleurer, et encore...mais traduire c’est faire des choix (ça pourrait être dans le dictionnaire des idées reçus ça tiens....). Le Roth qui vient juste de sortir s’appelle "The Humbling". Attendons deux ans avant de voir comment il sera traduit.....

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  • Adieu Zuckerman 25 novembre 2009 15:42, par Nox

    Bonjour,

    C’était à vrai dire le premier Roth que je lisais. En tant que dernier de la série, il y a peut-être des clés qui me manquaient pour comprendre correctement Exit le fantôme, type : Amy Belette est-elle un personnage récurrent ? type : l’aventurier (son nom m’échappe) est-il un personnage récurrent ? et donc, peut-être n’ai-je pas pu en profiter pleinement.

    Deux, trois pensées qui rejoignent (parfois) votre approche :

    - Qui yoyote dans ce livre ? On a tendance à penser qu’il ne s’agit pas uniquement de Zuckerman, mais que Roth lui-même se répète inlassablement. En témoigne une centaine de pages dédiées à la répétition ad nauseam du "renouveau new-yorkais" (non motivé et qui ne trouvera aucune explication) et des possibilités nouvelles offertes. Un brassage peu inventif des mêmes idées à coups de paraphrase changées en opinions fondamentales d’un presque-mourant. A l’arrivée, cette impression de "montage romanesque/truc d’écrivain" qui se dégage du roman dès les premières lignes, et qui ne m’a pas lâché.

    - L’impression que c’est Zuckerman le personnage faible du roman, écrasé par la complexité (réelle ou fantasmée) de cette jeune texane et de Klinman, qui ne démords pas à écrire sa biographie de Lonoff, malgré l’opposition ridicule de NZ.

    - La volonté presque ridicule et naïve de NZ à vouloir dissocier écrivain et oeuvre. Alors que l’un se nourrit de l’autre, et vice-versa.

    Enfin un rapprochement avec Stegner :

    - L’épreuve du corps qui se délite (NZ et ce journaliste aventurier dont le nom m’échappe toujours) et l’expérience de la vieillesse me semblent mieux rendus chez Wallace Stegner, plus plausibles, plus pleines dans sa Vue Cavalière, et qui présente des situations comparables : l’ami à la vitalité incroyable foudroyé par la maladie, la relative chance du narrateur face aux ravages de la vieillesse malgré un dos qui le fait souffrir, la perte d’appétit sexuel, même si Stegner ne fait pas de son personnage un éternel adolescent et substitut "être-ensemble et passé commun" à la frustration de "l’acte sexuel impossible". C’est pourquoi je le préfère, assez largement, à Exit le Fantôme.

    Nox

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    • Adieu Zuckerman 27 novembre 2009 19:58, par Thomas B.

      Salut Nox,

      Je vais essayer d’être très méthodique dans mes réponses afin d’apporter un peu de clarté j’espère.

      D’une, effectivement Amy Belette est un personnage récurrents de la série (pour parler en langage télévisuel), au moins dans les deux premiers il me semble (si ma mémoire est bonne, au moins dans le premier où elle joue le rôle de l’intrigante, de l’élève de Lonoff qui devient son amante, devant un zuckerman tout troublé ; il vous faut absolument lire ce "ghost writer", grand moment de lecture ; je me souviens avoir beaucoup ri devant les tergiversations de cet alors jeune Zuckerman, se créant autant de problèmes qu’il n’en a ; avant que ceux ci ne deviennent réels et bien plus sérieux dans les romans qui suivent, leur permettant de prendre une réelle ampleur).

      Quant à l’aventurier, je dois dire que je sèche. Une invitation à tout relire sans aucun doute.

      Je suis assez ’accord sur votre première impression mais n’en partage pas les conclusions. Je ne trouve pas qu’il s’agisse d’un truc décrivain trop voyant (si j’ai bien compris ce que vous vouliez dire). J’y ai vu bien plus une répétition du même pour Roth, qui avait publié peu auparavant Everyman, qui disséquait les mêmes thèmes (au moins, dans Exit Ghost, en ce qui concerne la première partie du roman, et un peu dans les derniers moments. Pardonnez l’imprécision, mais ces lectures sont un peu derrière moi....)

      Sur la faiblesse de Zuckerman, je pense que vous avez raison.Cette dernière narration est autant un au revoir qu’un aveu de faiblesse. Et ce retour symbolique autant que physique à New York, qui signale le retour à une forme de contemporanéité frénétique, beaucoup plus politique (du moins dans les diagnostics donnés de la politique et sociétés américaines, alors qu’auparavant au moins pour La Tache et la Pastorale Américaine, la vision était un peu plus biaisée et la narration plus circonvolutée) que dans les romans le précédant immédiatement, et qui donnent à mon sens au roman un de ses plus faibles aspects en ce sens qu’il reste là dessus presque trop circonstanciel alors que si mon souvenir est bon, dans les précédents Zuckerman les développements les plus politiques essayaient justement de se détacher d’un évènementiel pur pour pouvoir dire quelque chose, même s’ils restaient enfermés dans un contexte historique déterminant/déterminé.

      C’est par contre sur le "refus ridicule" de Zuckerman que je ne vous suivrai pas totalement. Dans un sens vous avez raison. Il n’est en aucun cas propriétaire de l’héritage laissé par Lonoff, il n’est pas détenteur d’une mémoire officielle qu’il s’agirait de transmettre et de faire connaitre, quand bien même elle serait fausse. D’ailleurs les lecteurs de longue date de Zuckerman savent combien Lonoff, malgré l’admiration de Nathan, est un personnage bien plus complexe que l’on veut bien le croire, et bien plus complexe en réalité que Klinman veut bien le montrer. Car le refus de Zuckerman est aussi celui d’une certaine forme d’exploitation sensationnaliste de la vie de Lonoff (vie qui a mon avis serait passionnante à lire autant qu’à écrire), de son supposé inceste (spoiler spoiler), donc de sa perversité qui est supposée expliquer ses romans. Quand bien même cela serait vrai, peut-elle réellement expliquer son oeuvre ? ou une partie ? comment peut-on juger réellement de son caractère déterminant, c’est à dire en l’établissant comme une des causes premières de l’écriture d’une phrase, d’un paragraphe, d’un chapitre entier ? Il me semble que tenter de faire cela, sans prendre de grandes pincettes c’est entrer dans une optique à mon gout trop déterministe, sans pour autant nier que la vie et l’oeuvre d’un écrivain s’entre nourrissent, parfois de manière presque consubstantielle (c’est le cas pour Ellroy, il faudrait y consacrer un long papier, je devrais m’y coller), mais il ne me seble pas que cela soit le cas pour Lonoff. Car ce que je viens de dire s’applique essentiellement pour le roman dont il est question, et ma défense du non ridicule de NZ dans son refus catégorique d’accorder à Klinman ce qu’il veut. D’autant que l’argument est compliqué dans notre cas dans la mesure ou des écrits de Lonoff, nous ne savons rien, ou presque.... En réalité ce qui est dénoncé à mon sens dans le roman, ce n’est pas tant le refus du conglomérat vie/oeuvre comme jeu de maturations/interpénétrations, que cette volonté qu’à Klinman d’émerger aux dépens de son sujet, de profiter du sensationalisme pour se faire un nom, pendant qu’un autre nom, celui de Lonoff est livré aux loups et pourrait ne pas se relever. c’est peut être idéaliser ce personnage. Je ne sais pas vraiment. Pour Roth, comme pour Zuckerman, seule compte la littérature, et pas nécessairement le nom qui y est attaché. Il s’agit bien plutôt d’une défense d’un honneur dont ne sait s’il est bafoué à juste titre qu’autre chose. C’est une discussion sans fin et j’espère que je n’ai pas été trop brouillon....je serai ravi de la reprendre si vous aviez es objections...

      enfin pour votre rapprochement avec Stegner, je vous suis tout à fait. Préférer l’un à l’autre, je ne sais pas si j’irais jusque là. Ce qui ne veut pas dire que les romans sont d’égale qualité, maius que s’ils ont des thémtiques communes, ils restent assez étonnement dissemblables. Ce qui m’a surtout fasciné c’est la rage qui se dégageait du Roth, rage que je n’avais pas lue depuis longtemps, même si son expression était imparfaite.

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  • Adieu Zuckerman 8 décembre 2009 11:35

    Très intéressant article. Sur l’aspect terminal, mortifère de ce livre, sur l’impression que Roth y bazarde ce qu’il a aimé, ce qui comptait sur lui, vous pouvez lire l’article de Steven Sampson publié par La Revue littéraire, étude fouillée d’un spécialiste de Roth qui va dans votre sens.

    Voir en ligne : Steven Sampson

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