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Bolaño inédit, chapitre 2333 sur Dieu sait combien

Après El Tercer Reich, Los sinsabores del verdadero policia.

dimanche 18 octobre 2009, par François Monti

Il y a un peu plus d’un an, alors que la foire du livre de Francfort approchait, Andrew Wylie et Carolina Lopez (respectivement über-agent post-mortem et veuve de Roberto Bolaño) annonçaient la découverte d’un roman inédit appelé El tercer Reich. Alors que sa publication approche et que sa traduction française est en oeuvre, le processus de Jeff Buckleyisation de l’écrivain chilien continue : la foire du livre de Francfort version 2009 peut elle aussi compter sur son roman inédit. Retrouvé miraculeusement à temps pour la fête aux enchères, Wylie et Lopez promettent, selon El país, Los sinsabores del verdadero policia. Il s’agirait d’un roman inachevé sur lequel Bolaño travaillait entre Les détectives sauvages et 2666 et qui met en scène des personnages connus tels Amalfitano ou les femmes Exposito. Pour rappel, il y a sept mois, La vanguardia annonçait déjà la découverte de ce roman, ainsi que d’un second (Diorama) dont on imagine qu’il ressurgira à la foire 2010. Vu que les archives de Bolaño semblent aussi fragmentaires et riches que celles de la Stasi, on peut s’attendre à d’autres nouveautés, d’autant plus qu’on sait que de nombreux récits et poèmes sont encore en manque de publication. Il faut juste croiser les doigts que tout ça soit d’un meilleur niveau que Le secret du mal. Quoi qu’il en soit, voilà peut-être de quoi alimenter l’absurde guévarisation de Bolaño / Belano actuellement en cours aux Etats-Unis.

7 Messages de forum

  • Bolaño inédit, chapitre 2333 sur Dieu sait combien 18 octobre 2009 19:57, par Caroline

    Un Bolaño inédit : je prends. Le secret du mal, inégal certes mais quelques perles quand même. Quand on aime...

    Voir en ligne : http://cousumain.wordpress.com/

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  • Ici on parle de syndrome Hendrix (on a les références qu’on peut).

    http://blog.pressebook.fr/lecteuraigri/

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  • Bolaño inédit, chapitre 2333 sur Dieu sait combien 5 novembre 2009 14:35, par Marylin Rolland

    Dérives de la pesada, beat musical, des livres m’attendent. Je passe toujours par l’ancien FFC pour garder le fil dans le labyrinthe. Je ne parle pas l’espagnol mais je comprends les images.

    Joyce a contaminé ses mots avec d’autres langues, porosité des frontières à Trieste ; épiphanie.

    Le Quad de Beckett, un épuisement de la combinatoire, pour ne pas se cogner les comédiens bifurquent au point de rencontre, ça donne au sol, au centre du carré, un petit territoire intact qui n’est jamais foulé par les pieds des mêmes comédiens, un ailleurs.

    Un territoire axène, rien à voir avec la mer inhospitalière des Scythes tout le contraire, une invitation à venir dans ce territoire, une carte blanche pour le choix de 2 mots, ce n’est pas la rhétorique qui prévaut mais la persuasion c’est-à-dire vivre l’instant présent et créer, feuillet par feuillet, une forme avec des mots français ou espagnols. Le MacGuffin c’est un prétexte, non le MacGuffin c’est rien (Truffaut-Hitchcock). C’est ainsi que j’ai préparé les feuillets relatifs à 2666 (et autres romans) de Roberto Bolaño, avec le rien-plein. Ce qui est magique est de voir l’entropie se révéler à l’apparition de chaque mot qui fera disparaitre, je l’imagine, le tracé initial, pour l’instant l’esquisse préparatoire 168 et un seul hôte 170. Un processus : 8 territoires retenus, plus 2 à convaincre (The Wire) plus 1 probable (parallèle, diagonale) = 11 pour les chums, il reste 5 territoires axènes pour les lecteurs espagnols et français qui ont manifesté chacun leur émotion très personnelle à cette oeuvre par leurs commentaires sur ce blog si ça ne suffit pas mais ne rêvons pas trop (je sais par le passé que les lecteurs ne sont pas si nombreux) j’ai une autre installation complémentaire en tête.

    Allo Javier Portney, vous voulez bien donner vos 2 mots, votre ressenti de l’oeuvre de Bolaño, afin que je puisse les tracer sur un feuillet ? Pour votre identité celle qui est sur votre carte, vous calculez chaque lettre de vos prénom et nom avec l’alphabet espagnol (ex : j = 11, c’est la règle pour tous même les français) et vous additionnez le tout, c’est ce nombre (de votre véritable identité) que vous donnez.

    L’ addition de tous les nombres terminera le titre de la composition, la totalité à laquelle vous aurez tous contribué avec chacun 2 mots français ou espagnols.

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