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Si mes livres avaient été pires, je n'aurais pas été invité à Hollywood ; s'ils avaient été meilleurs, je ne serais pas venu. - Chandler
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Bandes magnétiques & prix littéraires

Michel Polac et Michel Vianay - Le livre blanc de l’édition française (1970)

jeudi 3 novembre 2011 par Antonio Werli   
Et quoi ? Cette année le FFC aura lu le Goncourt ET le Renaudot et en aura pensé du bien, même ? Non mais quelle idée. Déjà qu’on avait flairé les Trois femmes puissantes à une époque pas si lointaine, ou qu’on se demandait en quoi on avait failli lire le Goncourt... Alors, dans le mood, le FFC. Faut croire. Mais non, les prix on s’en balance un peu beaucoup, surtout lorsqu’ils font tourner la machine commerciale dans un épisode spectaculaire qui n’est pas sans rappeler l’attente populaire des feuilletons au dix-neuvième siècle, car même si le moteur peut paraître huilé de bonnes intentions, c’est quand même au moins 600 000 exemplaires cumulés annuels qui se préparent à déferler en librairie (pour combien de lecteurs ?), essentiellement histoire de mettre du beurre dans les épinards (des épinards indépendant cette année, certes, chose qui n’est pas si mal — et sur l’indépendance des épinards littéraires, je renvois nos lecteurs à plusieurs programmes des 24h autour du livre de France Culture, c’était bien ce même 2 novembre). On aura lu ça avant la nomination, parce qu’on y voyait un bel intérêt, et ma foi, s’ils s’en trouvent félicités, tant mieux. Même s’il y a des chances que Carrère finisse comme Rouaud : tous les libraires d’occasion ont au moins un exemplaire des Champs d’honneur dans leur fonds ; et qu’on n’ose imaginer le sort de Jenni s’il n’en reste qu’à ce coup d’éclat, un sort à l’image du souriant et sympathique Paul Colin, prix Goncourt 1950 qui apparaît sur le noir & blanc de la bande dont vous trouverez le lien plus bas, granulosité de la bande qui rend certaines images issues d’une planète tout à fait extrasolaire, et évidemment, d’un autre siècle.
L’archive qui suit, empruntée au richissime site de l’INA, parle pourtant toujours de notre monde et de notre présent bien que le docu fut réalisé en 1970, il y a donc à peine un peu plus de quarante ans. Il m’a semblé que malgré les enquêtes régulières menées par quantités d’acteurs indépendants ou mandatés ou non ces dernières années (faudrait établir une biblio digne de ce nom à l’occase, tiens), c’est suffisamment, déjà, éloquent pour se passer de commentaires. A vrai dire, les trois livres essentiels d’André Schiffrin à La Fabrique suffisent à mesurer les changements d’une époque à une autre, mais il ne s’agit pas vraiment de changements structurels d’un côté (à part le prix unique), vu que la chaîne du livre reste assez immuablement ce qu’elle était depuis, pour schématiser, un bon demi-siècle, et surtout de l’autre côté, la vision du public aussi immuable qu’ignorante de la réalité des faits. L’état de l’édition et du livre comme de la librairie et des bibliothèques, la situation de l’auteur, la perception du lecteur, le rôle de la critique, l’importance des prix sont ici traités par les acteurs mêmes du monde du livre. Il est certain que des écarts se sont creusés, mais des paramètres et non des moindres, sont venus, pour le meilleur comme pour le pire, ajouter à la donne (go to Schiffrin one more time). Quoiqu’il en soit, après le visionnage de ces presque deux heures de documentaire mené par Michel Polac et Michel Vianey, le lecteur d’aujourd’hui — dans le pic d’une actualité de prix, si l’on peut dire — verra un tableau général de l’édition contemporaine, de la chaîne et du métier du livre, de la part non négligeable du spectacle, etc., etc., tout cela étant éminemment exacerbé de nos jours. Le grand public découvrira sans doute des moeurs étranges, et l’amateur comme le professionnel se dira que les choses n’ont pas vraiment bougé et,d’ailleurs, qu’un documentaire reste ce qu’il est, un document d’archive.
 
Encore, qui qu’il soit, il pourra se dire, comme moi, que la culture fait piquer les yeux. 
 
 
 
 

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